mercredi 12 mars 2008

L'appart de Saint-Just avant et pendant les travaux.

Etape 1 : l'état des lieux
et la liste des modifications prévues.


On arrive directement sur le salon : une pièce mal isolée, basse de plafond (en frisette, le plafond ! ) à l'éclairage minimal (2 petites fenêtres). Pas de poutres en vue. Un foyer de cheminée est présent, mais pas exploitable. C'est la pièce qui subira les transformations les plus importantes.






Là, tout doit sauter. Une cloison inutile coupe la lumière qui pourrait être apportée par le velux déjà installé, y a des portes en trop et un petit couloir derrière le rideau. On appelle ça la zone de distribution. A mon humble avis, c'est nul.









La chambre en "L" est grande. Le vélux ne sert qu'à éclairer le lit. Myope comme une taupe, je ne pourrai même pas en profiter pour regarder les étoiles.
















Quasiment rien à modifier dans cette pièce (je parle ici des murs, du sol et du plafond), si ce n'est le grand évier à déposer et les carreaux de la crédence à virer.





Au programme, il y aura tout de même une pose de cuisine intégrée.

















Cette dernière photo montre le potentiel de l'appart.
Si si, des choses me plaisaient au moment de l'achat!















La salle de bains...


















D'aucuns m'ont dit qu'avec ce carrelage, ils ne voyaient pas le souci.
Comme quoi.




Etape 2 : le récit des travaux...

Quand on observait les poutres de la cage d'escalier, on se rendait compte que la charpente du toit était bien plus haute que ce que le plafond du salon laissait supposer.

On a donc décidé de tout casser afin de réhausser le plus possible le plafond. Je n'y ai pas beaucoup gagné en m2, mais la différence est énorme question confort (bonne isolation en passant) et habitabilité.

On s'attendait à tomber sur une tonne de suie et de poussière. On n'a pas été déçus, ça non.








Le mystère était entier concernant l'état des poutres. Sous le plafond en frisettes, elles étaient coffrées dans du plâtre... Petit moment d'angoisse (pourquoi on a coffré mes poutres, hein ?). Stess inutile, c'est (c'était ?) l'usage courant qui permet de mieux les protéger dans la durée. Effectivement, sous le coffrage, on est tombés sur des poutres en excellent état.


Pendant qu'on y était, on a aussi éliminé la cheminée inutilisable (son conduit avait été depuis longtemps condamné).














De l'autre côté de cette pièce principale, on a cassé une bonne partie des cloisons afin de plus profiter de la lumière apportée par le vélux.







Heureusement que le BA 13 existe.

C'est au moment où un voisin venu se plaindre du bruit lâche comme un cri du coeur : "mais vous refaites tout!" que l'on réalise que, peut-être, on vient de démonter l'appart entier :-)





















Uniquement une poutre à décoffrer dans la chambre, et bien sûr les murs à détapisser, mais rien de bien important.





Dans la cuisine, j'avais entrepris de décarreler moi-même la crédence... nouveau moment de solitude quand on se retrouve avec un morceau de placo dans les mains (c'était marquè derrière, je l'avais complètement arraché), dévouvrant un mur fait d'amalgames de terre et cailloux. "Comme ça, j'aurais acheté un mur en terre dans un grenier..."

.



Pendant les travaux, la majorité de mes plantes avait été placée, assez à l'étroit, dans la salle de bains. Bien marrant, leur déménagement, quand les bananiers rebondissent dans la remorque à travers la ville, alors qu'ils ont jusqu'à là uniquement connu la vie paisible de plantes d'appartement.

Les bases du dîner romantique.

Si jai tout bien retenu, ce type de dîner doit comporter :

1) Une invitation parfumée sur beau papier, avec jolies formules du genre "en espérant que rien ne viendra troubler cette idylle".

2) Des gens qui s'apprécient (bon, on a eu fait des dîners romantiques à trois, alors je ne me prononce pas sur le nombre de convives.)

3) Eclairage à la bougie (trouver des chandeliers), nappes en tissus, déco à grands coups de plumes roses, lierre par terre, pétales de fleurs de saison.

4) Comme fond sonore, un possible recours à 3 musiciens version "musique de chambre"; en attendant, les vieux slows allemands sur 45tours semblent bien convenir aux germanophiles. Cf Zag warum de Camilo.

5) Chemise, costume, talons, robe en soie.

6) Concernant les mets, plusieurs versions ont déjà été validées...

SOIT

Coktail au cointreau, fois gras sur canapés

Moussaka, trou normand à la vodka, haricots verts histoire de manger des légumes, tartiflette

J'ai oublié le dessert, houla c'que j'm'en veux.

Après tout ça, on arrive encore à danser, si si !

SOIT

Champagne rosé, toasts au fois gras

Salade (asperges, soja, carottes, thon, tomates) dans aumonières en feuilles de bricks

Mafé (poulet, patates douces, carottes, tomates, aubergines, beurre de cacahuétes, gingembre, riz à la noix de coco...).

C'est pas léger non plus.

Moelleux au chocolat et salade de fruits exotiques (fruits de la passion, grenade, caramboles, bananes, kiwi...).

7) A choisir, se faire inviter par ses voisins d'immeuble, histoire de se contenter d'un passage par l'ascenceur pour un retour sur terre en douceur.

L'appart de Saint-Just après les travaux.

Il reste des plinthes à poser, des chambranles à peindre, des portes coulissantes à installer, les rebords des fenêtres à décaper, hamacs et balançoire à suspendre aux poutres, des aller-retours vers la décheterie à enchaîner...







Attention, j'ai pris sur moi, et accepté de recouper un élément de ma bibliothèque Billy, élément collector qui ne se fait même plus dans cette dimension (60cm de large).

Autrement, fallait de nouveau casser et remonter le plafond, donc le choix a été rapide.










Donc chaise longue, tapis, canapés et bientôt une balançoire dans cette pièce. Mais je ne suis pas encore bien au point concernant les fixations à utiliser.


























La buanderie. Oui elle arrive dans le salon. Et alors ?

Dans le plan initial de l'appart, cette zone était destinée à une kitchenette. Comme on est sous les combles, chacun des propriétaires successifs s'est organisé pour agrandir la surface. Pour l'instant, on en est à cette étrange répartition des pièces.








Une tentative inédite de pergola intèrieure...

Tout pousse à merveille (impatients, ceropegia, hoya,...).









Les étagères en mélaminé, un savant mélange de bricoman, brico marché et castorama. Elements bien instables avant d'avoir été tous solidarisés et fixés au mur du fond.














La cuisine avec le début de bananeraie (faut voir loin) sous le vélux plein sud.








Dans la salle de bains, douche qui fait pluie, mosaïques comme à la piscine, une nouvelle jungle (ficus, orchidées, pachira, kalanchoé, sheflera) et le miroir de mamie.